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May 3, 2012
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La pluie martelait avec une telle force la toile de la tente qu'elle n'entendait même plus l'agitation qui régnait dans le camps au dehors. Le mauvais temps les avaient embourbés depuis plus d'une semaine déjà sur place, dans une ambiance morose qui pesait sur le moral des troupes, mais cela ne la concernait guère. Enfermée dans sa tente sous la garde du général en chef, le ciel, ces derniers jours, elle ne l'avait pas vu autrement que durant les entrées et sorties de son geôlier. Ce n'était pas non plus comme si l'extérieur l'attirait follement après plus de deux semaines de route cramponnée à son palefroi...

Shoren releva le visage de ses bras, hésitant quelques instants à se relever enfin, mais une nouvelle vague de lassitude pris le dessus, et elle laissa lourdement retomber son front entre ses bras croisés sur la table de travail de Valinn. Par acquis de conscience, elle avait tout de même rangé la table avant de s'y étaler de tout son long. Elle n'avait pas vu le général depuis plusieurs jours. Peut-être était-il en mission... Il n'avait après tout aucune obligation de la tenir au courant de ses ordres et ses décisions, mais une petite partie d'elle ne pouvait s'empêcher d'être nerveuse à ne pas savoir où il se trouvait. En attendant c'était un cérésien qu'elle ne connaissait pas qui passait une ou deux fois par jours pour lui apporter de quoi se sustenter. Un grand type barbu avec un bandeau qui parlait sans cesse dans sa langue, dont elle ne comprenait pas le moindre mot, mais vu le sourire qu'il affichait à chaque fois, ce qu'il racontait devait bien le faire marrer. Elle n'arrivait jamais à savoir s'il s'adressait à elle ou s'il se payait simplement sa tête. La communication restait au point mort et elle n'arrivait pas à se faire comprendre.

L'absence de Valinn avait le seul avantage de lui permettre d'être un peu plus à l'aise et sans crainte de devoir se cacher. Elle avait retiré l'ample tunique qu'elle jetait par dessus son pourpoint ajusté, sa coiffe restait suspendue depuis plusieurs jours, et elle pouvait s'occuper de ses soins sans le faire à l'aveuglette sous ses couvertures. Ses cuisses étaient encore douloureuses et les cicatrices fraiches, mais l'onguent de Cendre fonctionnait plus rapidement qu'elle l'avait espérée. Il faudrait qu'elle songe à remercier Morquendi pour le généreux don de sa femme. Elle, elle ne se sentait pas la force de la voir en face. Elle se doutait que Cendre finirait par deviner les raisons de son malaise, et elle ne souhaitait pas déceler de compassion ou de pitié dans son regard. C'était au dessus de ses forces de devoir le supporter. Malgré le fait qu'elle sache pertinement que Morquendi était tout à Cendre, que c'était la femme de sa vie et qu'il finirait ses jours avec elle, une profonde possessivité continuait de lui agiter le ventre dès qu'elle les voyait ensemble, avec l'envie terrible de s'aggriper à nouveau à Morquendi et le garder auprès d'elle. Mais bien sûr, pas plus qu'elle ne le ferait, elle ne le confierait jamais. Elle enfonça d'avantage le nez entre ses bras avec un grognement d'humeur.

"Qu'est-ce que tu fais comme ça ? Tu t'enracines ?"

La voix de son visiteur la fit bondir plus vite qu'un coup de fouet, une décharge d'adrénaline lui fouettant brutalement les veines dans sa panique. Elle chercha par réflexe quelque chose pour se couvrir les cheveux, ses mains s'aggripant déjà à sa chemise jetée par terre, avant de voir que c'était Morquendi qui se tenait dans l'encadrement de la tente, un baluchon de tissu à la main, et visiblement amusé de sa posture. Elle n'était pas certaine si c'était la colère d'être surprise ou le plaisir de le voir qui était le plus fort, mais un profond soupir de soulagement lui échappa quand même malgré elle. Sa réaction n'échappa pas à Morquendi, qui posa son paquettage sur le lit soigneusement fait de Valinn avant de s'approcher finalement pour se caser à côté d'elle, appuyé contre la table de travail. Comme Shoren ne répondait pas à sa question et fixait la toile de tente devant elle, il finit par attraper la longue tresse qui serpentait dans son dos, la tournant entre ses doigts dans l'attente d'une réaction. Sans surprise, elle tira dessus avec humeur pour la dégager, relevant enfin les yeux vers lui.

"Je réfléchissais. Je ne m'attendais pas à te voir. Tu n'es pas avec ta femme ?

- Elle est avec celle du chef de harde, Cirdrian pense que ça serait bien que Senja ait quelqu'un avec qui partager ses inquiétudes de mère. Tu l'as déjà vu, c'est l'homme qui remplace Valinn pour le moment pour s'occuper de toi.

- Pourquoi ce n'est pas toi ?"

La question lui avait échappée malgré elle. Elle se la posait depuis plusieurs jours. Tant pis. Sa remarque eut l'air de surprendre Morquendi, qui la regarda avec un léger haussement de sourcils, incertain visiblement de ce qu'il devait interprêter dans le ton de Shoren.

"Je n'y ai pas pensé. Tu n'as pas voulu me voir quand tu es arrivée, et je t'ai à peine vue quand tu étais ici. Je pensais que ça te dérangerai que je sois à ton chevet.

- Non... Excuse moi. Je n'avais pas les idées claires. Ca me fait plaisir de te voir."

Embarrassée de se tenir si mal face à lui qu'elle respectait tant, Shoren se redressa finalement, les muscles désagréablement endoloris par sa longue position courbée, la nuque raide et nouée. Elle amorçait un geste pour s'étirer et soulager son dos, dépliant ses bras en arrière, quand elle stoppa soudain son geste à mi chemin, et ramena ses bras croisés contre elle, le regard fuyant. Morquendi ne fut pas long à comprendre la raison de son malaise.

"Tu sais qu'on ne voit rien avec ton pourpoint ? Et tu n'as rien à craindre de moi.

- Je sais..."

C'était plus fort qu'elle. Attifée comme elle l'était, il lui semblait qu'il était terriblement aisé de déceler les formes de son corps. Elle était habillée trop légèrement à son goût, malgré ses couches de vêtements, son épais pantalon, les grosses bandes de tissus comprimant son buste sous sa chemise, et celles qui protégeaient ses pieds et ses jambes. Elle les gardait fermement croisées par ailleurs, une habitude dont elle avait du mal à se défaire. Un nouveau sursaut l'agita quand elle vit soudain Morquendi se pencher par dessus son épaule pour regarder ce qu'elle cachait jusqu'à présent, étalée comme elle l'était sur le bureau. Elle songea bien à le cacher, mais après tout, ce n'était rien de particulièrement compromettant. Un nouvel éclair de surprise traversa le visage de Morquendi, alors qu'une bouffée de chaleur lui prenait le buste pour sa part à l'avoir si près d'elle. Et une bouffée d'angoisse aussi... Elle attendit ses questions ou une réaction, mais il lui esquissa juste un geste pour prendre le papier coincé sous son bras, lui adressant un regard interrogateur pour quêter son approbation.

"Je peux ?"

Elle hésita quelques instants puis acquiesça finalement, en profitant pour se relever et se dégourdir les jambes pendant qu'il ramassait le parchemin et l'étudiait en silence. Morquendi étendit le bras pour prendre un siège cette fois et s'installer plus confortablement pendant qu'il attendait patiemment que Shoren se pose à nouveau, habitué qu'il était à la voir faire les cent pas dès qu'elle se sentait stressée et qu'elle cherchait à se donner une contenance. Elle finit finalement par revenir s'asseoir en face de lui, un peu moins sur ses gardes, bien qu'il pouvait deviner à ses gestes qu'elle restait encore passablement sur la défensive. Il baissa à nouveau les yeux sur le parchemin. Dessus, tracé à la plume, une jeune fille le fixait, joliment coiffé à la mode Restazienne, le sourire aux lèvres, et une expression douce sur le visage. Ses traits lui rappellait quelqu'un sans qu'il sache exactement mettre le doigt dessus. Absorbé par le dessin, il commenta distraitement sans relever les yeux :

"Je ne savais pas que tu dessinais...

- Ce n'est pas vraiment un talent dont j'ai à me vanter. J'ai pris des cours il y a longtemps.

- Qui est-ce ? Elle te ressemble, c'est quelqu'un de ta famille ? Tu n'en as jamais parlé.

- Normal qu'elle me ressemble. C'est moi."

Cette nouvelle surprise coupa la parole de Morquendi pendant plusieurs secondes, alors qu'elle le voyait regarder successivement le dessin, puis elle, puis encore le papier, plusieurs fois de suite, comme pour être bien certain de ce qu'elle affirmait. Il finit enfin par déposer le portrait sur la table de travail, les sourcils froncés cette fois.

"C'est toi plus jeune tu veux dire ? Hm... Ma question est sûrement indiscrète, mais pourquoi est-ce que tu as dessiné ça ? Tu... voulais le donner à Iugo ?"

Ce fut au tour de Shoren de marquer un temps de surprise, tant l'idée lui parut saugrenue, avant que ses joues ne se colorent légèrement. De gêne ou d'agacement, il n'aurait pas su le dire, mais sa voix marquait clairement de l'irritation.

"Bien sûr que non, qu'est-ce que tu vas imaginer ?"

Morquendi s'appuya plus lourdement à la table pour observer Shoren, apparament soucieux. Avant qu'elle n'ait le temps de s'écarter, il étendit le bras pour venir attraper son poignet, dans un geste affectueux qui la destabilisa grandement alors qu'il reprenait avec sérieux :

"Justement, je ne sais pas. Ecoute ça ne me regarde sans doute pas et tu n'es pas obligée de me dire ce qui t'as poussée à dessiner ça, mais je te connais assez bien pour savoir que tu ne l'a pas fait sans raison. Tu gardes tout pour toi. Tu n'extériorise jamais rien. Pourquoi est-ce que tu t'es dessinée comme ça ? Tu ne m'a jamais parlé de ta vie avant d'être soldat, et je te retrouve étalée sur la table de travail de Iugo, avec un portrait de toi adolescente... Qu'est-ce qu'il se passe ?"

Un nouveau silence lui répondit, mais la posture de Shoren avait légèrement changée alors qu'elle détournait les yeux à nouveau, fixant quelques instants le portrait. Ses doigts vinrent passer lentement le long de sa pommette et de l'arrête de son nez long et fin, comme pour jauger elle-même de la ressemblance avec les traits tracés sur le papier. Morquendi aurait pu énumérer les différences de ces deux visages les yeux fermés. Il avait passé de longues nuits à regarder Shoren dormir pour s'assurer qu'elle se sentait bien à son côté, à vérifier qu'elle n'était pas en train de cauchemarder de souvenirs de guerre, ou de l'homme qui la hantait, et dont elle avait toujours refusée de lui parler. Dans ses veilles il avait étudié son visage balafré, en avait redessiné les contours et les courbes de ses doigts de soldats, et il savait qu'elle en avait fait de même quand elle pensait qu'il dormait à son tour. C'était des gestes retenus et doux, des moments de tendresses rares, dont il avait longtemps gardé précieusement le souvenir quand il reprensait à elle. A vu de nez, il estimait qu'environs vingt ans séparait la jeune Shoren sur le papier de celle qui en avait tracé le portrait. Il préférait infiniment celle qui se tenait à son côté. Comme elle ne répondait toujours pas, il finit par esquisser un sourire.

"Ne me dis pas que tu voulais vraiment glisser ça en douce à Iugo, non ? Tu penses qu'il te préférerai en douce jeune fille de Restaz ?"

Il se heurta à un nouveau silence, mais cette fois, à sa surprise, le visage de Shoren se froissa en une expression gênée et une vague de rouge vint colorer ses pomettes, une attitude peu assurée qui allait si mal avec sa glaciale personnalité qu'il perdit aussitôt le sourire et son ton taquin. Une vague d'inquiétude lui balaya soudainement le ventre. Il n'y avait pas prêté attention jusqu'à présent, mais se pouvait-il que Shoren ressente plus de sentiments qu'il ne le pensait pour Iugo ?

"Excuse-moi. Je ne voulais pas me moquer."

- Je sais. Ce n'est pas vraiment ça mais il y a un peu de vrai dans ce que tu dis." Elle renversa la tête en arrière, les yeux fixés sur le plafond. Il nota qu'elle serrait plus fort les cuisses et les bras.

De quoi est-ce que tu essaye de te protéger ? Parle moi... Je déteste te voir comme ça... dis moi ce qui te crispe comme ça.

"Shoren... Tu sais que tu peux me parler sans crainte. Les années et la distance n'ont rien changé à l'affection et le respect que j'ai pour toi. Tu vas mal. Il s'est passé quelque chose pendant que tu es retournée à Kirin, et tu ne veux pas m'en parler. Mais je pense que tu me caches aussi autre chose. Dis le moi."

La prise des doigts de Morquendi sur son poignet se fit plus forte. Sans qu'elle y réfléchisse, les siens vinrent couvrir sa large main pour s'y cramponner, et une vague de chaleur dénoua sensiblement le noeud de sa gorge en sentant la chaleur des paumes de Morquendi sur les siennes. Si elle ne le disait pas à lui, elle ne pourrait le dire à personne.

"Je... fais les mêmes rêves, depuis un moment. Dans ces rêves... je suis avec un homme. Je ne vois pas son visage, il n'y a d'abord que ses bras qui me serrent, jusqu'à ce que l'image soit plus précise... Et là je vois Valinn." Une vague de malaise la crispa d'avantage. "Et puis je me vois moi. Mais je ne suis pas défigurée. J'ai les cheveux détachés et lisses, comme quand j'étais plus jeune, je n'ai pas de cicatrices, et je me perd contre lui, en le laissant me serrer. J'aurai du mal à t'expliquer combien ces rêves me rendent malade, tant c'est réel. C'est comme si je n'avais jamais craint les hommes et j'arrive à savourer cet espèce de fantasme... Puis je commence à me rendre compte qu'il y a du sang sur mon visage. J'essuis mon nez, mais j'ai atrocement mal, et en fait c'est ma cicatrice, comme si on venait de me passer une lame en travers du visage, ma joue me brûle ensuite, et je hurle en comprenant qu'elle est brûlée. Le sang me coule encore le long des doigts, je n'ai plus mal qu'au visage, je me rend compte que le sang continue de couler, mais que ça ne vient pas de ma cicatrice. Quand je baisse les yeux, je vois que j'ai les cuisses couvertes de sang, et que Iu... que Valinn me fait mal, de plus en plus, il est plus lourd, plus brutal. Je lui demande d'arrêter. Et quand je relève les yeux, ce n'est pas Valinn qui est sur moi. C'est Orion."

Avec son sourire... et ses baisers qui me brûlent comme de l'acide, et j'ai envie de hurler et lui arracher les yeux, parce que pire que la douleur et la haine, c'est la déception qui m'arrache le coeur et les entrailles.

Elle ne regardait plus Morquendi et ne cherchait pas d'avantage son regard ou à voir sa réaction à cette révélation. Le souvenir de ses rêves venait de nouveau de lui tordre la gorge dans un noeud détestable qu'elle ne savait pas calmer, qui l'étranglait chaque fois qu'elle posait les yeux sur Iugo Valinn. Ce qu'elle ressentait, elle pouvait globalement le maîtriser, que cela la blesse ou la galvanise. C'était l'associer à Orion qui la rendait malade, malade de rage et de dépit et de chagrin, alors qu'elle s'était accrochée comme une forcenée à son souvenir et qu'elle s'était trainée jusqu'à Cérès pour s'écrouler chez lui. Un sourire amer étira ses lèvres.

"J'aurai été plus chanceuse de naître comme un homme. C'est tellement plus simple... une femme ne te blessera pas comme te blesse un homme si tu te trompes. Et elle ne te plongera pas dans la même détresse." Elle rouvrit les yeux pour regarder Morquendi. "Je sais que tu n'as pas eu de chance avant de rencontrer Cendre. Mais au moins tu n'as jamais eu à garder dans ta chair un souvenir assez vif pour t'empêcher d'accepter ce que tu veux."

Et quand bien même, j'avouerai à Iugo Valinn que je rêve de lui chaque nuit, que pourrait-il bien me répondre ?
Un petit truc avec Shoren et Morquendi cette fois, en univers alternatif !

C'est pas très joyeux, mais c'est une scène qui me poursuivait depuis un moment, la mettre à l'écrit m'a fait plaisir. Shoren n'est pas très douée pour choisir les hommes qui lui plaisent ! >3< Shoren needs more love !

Comme on s'en doute, les personnages de Cendre et Iugo Valinn sont bien sûr tout à *orpheelin !

Bon la preview n'apparait pas chez moi, mais sinon elle vient de la magnifique illustration de :iconanndr: :
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:iconsimetrah:
Simetrah Featured By Owner May 5, 2012  Hobbyist Traditional Artist
J'aime :heart: ça donne envie de les gribouiller, tous les deux è_é *en train de bosser sur des croquis pour le sketch book*
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:iconamaltheren:
Amaltheren Featured By Owner May 5, 2012  Hobbyist General Artist
Héhéhéhé ^3^
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:iconlytania:
Lytania Featured By Owner May 4, 2012
J’avais gardé ce petit extrait pour le WE, mais bon.. Ma patience est décidément très limitée. 8°D

Putéééé, je suis évidemment très surprise et heureuse de découvrir Shoren, mais ce qui me surprend le plus, je t’avoue que c’est Morquendi ! OvO Je le connais depuis le début, mais je l’avais toujours vu comme l’armoire à glace qui ne parle jamais, qui a un peu du mal à s’exprimer. Je ne sais pas trop pourquoi, d’ailleurs. C’est vrai que c’est étrange en y repensant.
Mais en tout cas, punaise, il me plaît drôlement ! ^-^

En ce qui concerne Shoren, je me doutais que ça devait pas être la méga teuf à Ibiza tous les jours, et je suis pas déçue. Elle me touche beaucoup. La dame de fer qui est brisée à l’intérieur mais qui continue de marcher, et de rêver. Petite poulette, on voudrait faire des câlins. :hug: (C’est comme ça que je vois le truc. xD)
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:iconamaltheren:
Amaltheren Featured By Owner May 4, 2012  Hobbyist General Artist
^3^//

Pas tant que ça en fait, Morquendi a reçu une éducation princière, il n'aime pas trop les gens mais il s'exprime facilement même si c'est de façade ! Par contre ué il faut un temps pour qu'il discute sincèrement sans que ça soit en pilote automatique pour être poli !

Shoren n'est pas non plus quelqu'un de "brisé" totalement : elle a une prudence extrême envers les hommes, mais pas de haine non plus, et elle n'aime pas faire dans le sentiment. Elle a eu un traumatisme, elle s'est reconstruire, elle est contente d'être comme elle est ! (Disons que je voulais pas le cliché du "haaaan j'ai subi un traumatisme je suis forte mais en fait faible à l'intérieur" : Shoren est VRAIMENT quelqu'un de fort, elle a digéré et est passée à autre chose ! C'est pour ça que Morqu est aussi wtf de voir le dessin de Shoren, ça lui ressemble vraiment pas de revenir sur le passé XD) Ses émotions envers Valinn là en l'occurence, ça lui déplait parce que ça l'affecte, elle tiens avant tout à rester maîtresse d'elle même et pas se faire encore manipuler par un homme !
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:iconlytania:
Lytania Featured By Owner May 4, 2012
Haha, puté, il est trop mignon ! XDDD J’imagine tout plein de scène dedans ma tête, du genre a le mettre mal à l’aise ! (Attention, ceci et un cerveau pervers dans un corps d’1m58. Il ne faut évidemment pas faire attention.)


Elle est tombée et remontée, WARRIOR. èoé Tu as raison, les hommes, c’est pas les patrons. /o/
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:iconamaltheren:
Amaltheren Featured By Owner May 4, 2012  Hobbyist General Artist
ROFL XD Morqu restera maître de lui quelque soit la situation, mais en intérieur il aura bien la goutte ! "OMFG what the hell can I doing now ?"

Puis voilà elle s'est donnée les moyens de ne plus subir ! Mais du coup c'est pas la gonzesse la plus sexy de l'univers, entre les blessures, les muscles et sa grande taille ! XD Elle est taillée comme une arbalète !
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:iconlytania:
Lytania Featured By Owner May 4, 2012
« Don’t be worry, honey ! We’re gonna have fun, tonight ! 8D ! »


C’est une déesse d’un nouveau genre ! :heart:
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